Violence perverse : comment la reconnaître et s’en protéger ?

En tant que médiatrice et fondatrice de Human’s Place en Guadeloupe, je vous propose aujourd’hui d’explorer ensemble un sujet trop souvent méconnu : la violence perverse. Comment la repérer ? Comment s’en protéger ? Voici mes réponses, nourries par des années d’accompagnement et de formation.

Les deux visages de la violence relationnelle

Dans mes ateliers et mes émissions, j’aime expliquer que le mal relationnel se présente sous deux formes. D’un côté, il y a la violence ordinaire, souvent maladroite ou involontaire, que je représente par un triangle. Elle naît de malentendus, d’incompréhensions, et peut généralement se résoudre par le dialogue. Mais il existe une autre forme, bien plus sournoise : la violence toxique, que j’assimile à un soleil. Pourquoi ? Parce qu’elle brûle, détruit consciemment la vie de l’autre, et vise à anéantir sa dignité.

Violence perverse : comment la reconnaître et s’en protéger ? Caroline Alix, médiation Human's Place

Violence perverse : comment la reconnaître ?

La violence perverse se manifeste par des attitudes ou des mots qui nient l’existence même de l’autre. Il s’agit de ne plus considérer sa parole, ses besoins ou ses émotions comme légitimes, voire d’atteindre sa dignité – cette image positive qu’il a de lui-même. Par exemple, par des remarques en apparence anodines mais répétées, on peut faire douter quelqu’un de sa valeur, de sa compétence, ou même de sa place dans un groupe. Ces micro-agressions, qu’elles surviennent en famille, au travail ou entre amis, finissent par installer un climat de doute et de souffrance psychologique.

Les règles du jeu de la violence toxique

Dans une relation empoisonnée par la violence perverse, la victime est souvent prise au piège de ses propres valeurs : partage, harmonie, validation. Dès que vous exprimez une idée ou un projet, l’autre va systématiquement vous mettre en échec. Au début, vous allez chercher à le convaincre, mais c’est une erreur : vous vous épuisez, et plus vous insistez, plus vous perdez votre énergie. Il faut comprendre que l’échec est simulé, joué par l’autre. La relation devient un jeu de pouvoir, où vous êtes toujours perdant.

Se protéger : couper le contact et chercher du soutien

Face à une telle situation, la première étape est de prendre conscience du mécanisme. Il faut couper toute intention de partage avec la personne toxique, devenir hermétique à son regard disqualifiant, et continuer à faire de son mieux malgré tout. La solution ? Chercher la première opportunité pour s’échapper de cette relation destructrice et s’épanouir ailleurs. Je recommande aussi de s’appuyer sur son entourage : répertoriez les atteintes quotidiennes à votre dignité, observez les personnes qui se liguent contre vous. Ces éléments peuvent servir à dénoncer une situation de harcèlement moral auprès des autorités compétentes (parents, professeurs, employeurs, police).

Transformer la violence : mes ateliers pour agir

Pour aider les victimes à se reconstruire, j’organise des groupes de réflexion mensuels. Ces ateliers, ouverts à tous, permettent d’apprendre à transformer la violence en opportunité de croissance. Les prochaines sessions auront lieu le dernier samedi après-midi du mois, pendant trois mois. Pour y participer, contactez-moi via le site Humansplace.fr ou par téléphone au 06 86 87 66 08.

Mon engagement : vous former et vous accompagner

Depuis des années, je forme des personnes aux techniques qui permettent de préserver la dignité de chacun, même dans les conflits les plus intenses. Mon objectif est d’offrir un espace sécurisé où chacun peut apprendre à se défendre contre la violence perverse, et à restaurer son estime de soi.

Pour aller plus loin :

    captcha
    Reload

    Please enter the characters shown in the CAPTCHA to verify that you are human.

    Et vous, avez-vous déjà vécu une situation où vous avez senti votre dignité remise en question ? Comment avez-vous réagi ? Partagez votre expérience en commentaire.

    Les membres de l’association AMAK connaissent ces concepts

    Au sein de l’association AMAK nous sommes formés à raison de 20 heures par an dont 10 heures en analyse de pratique pour faire le point sur les difficultés rencontrées sur le terrain et progresser tous les ans en mutualisant nos expériences. C’est obligatoire pour être inscrit sur les listes de la Cour d’Appel de Basse-Terre.

    Pour conclure sur AMAK, nous sommes joignables sur :

    • Notre site internet : www.amak-mediation.fr
    • Notre mail : amakmediation@gmail.com
    • Notre portable : 06 90 98 60 01

    Related Posts

    La violence a deux visages : comment les reconnaître pour mieux s’en protéger ?

    Dans mon livre « L’art de la paix », j’aborde la violence sous un angle souvent méconnu : celle-ci ne...
    Son approche : Caroline Alix, médiateur, avocat en Guadeloupe Human's Place à Le Gosier - Formation "Devenir des Bâtisseurs de Paix" - Crédit-photo : Jessica Laguerre

    Formation « Devenir des bâtisseurs de paix »

    Formation “Devenir des bâtisseurs de paix”, 3 modules conçus pour vous aider à gérer les tensions avec clarté, empathie et...

    Leave a Reply

    captcha
    Recharger

    Veuillez saisir les caractères affichés dans le CAPTCHA pour vérifier que vous êtes humain.